Francesca Colin, éditrice du magazine Glamour

Le groupe de presse Condé Nast France réinvente totalement son magazine Glamour à partir du 15 mars. L'occasion de s'entretenir avec Francesca Colin, éditrice du mensuel.

 

Comment est née cette décision de transformer Glamour ?
Nous sommes partis du constat que la presse féminine a un peu vécu. Nous voulons nous rapprocher des préoccupations de notre cible, notamment sur le print, et créer davantage d'engagement avec les lectrices, afin de reprendre la main sur la diffusion.

 

En quoi ce changement consiste-t-il ?
La marque Glamour se réinvente complètement : il s'agit d'un relancement global et non d'une simple nouvelle formule. C'est pourquoi notre numérotation repart de zéro.

Nous passons de dix à six parutions par an, avec un format unique et carré, plus de pages, un nouveau prix (1,50 euro pour le lancement puis 2,90 euros), une nouvelle codification (04046), un papier différent. Nous cessons aussi les numéros spécial mode, minceur, accessoires, etc. pour adopter une thématique transversale par numéro. "No Filter" est celle du premier nouveau numéro qui sera lancé le 15 mars. Le deuxième tournera autour de l'eau.

Nous aborderons davantage de sujets de société, Glamour devient plus mixte et plus ouvert. Il y aura beaucoup plus de parti-pris et d'engagements, de l'humour et des choix artistiques tranchés. La maquette sera plus pop et moins girly. Notre but est de marquer la différence de Glamour dans le bruit ambiant.

 

Qu'est-ce que le nouveau Glamour change pour les marchands de presse ?
Glamour est nouveau et il va créer un nouvel attrait chez les lectrices, et désormais les lecteurs. Notre format unique sera plus pratique pour les marchands. Le numéro 1 bénéficie dans cette optique d'un prix de lancement à 1,50 euro. Le print est pour nous la vitrine de la marque Glamour.

Notre campagne de promotion du (re)lancement se fera majoritairement sur les réseaux sociaux, mais aussi en points de vente avec de l'affichage et des mises en avant, et dans la rue avec de l'affichage sauvage.