Jouer collectif

De nombreux bouleversements ont eu lieu chez Presstalis ces dernières semaines, preuve sans doute que la messagerie met tout en œuvre pour redresser sa situation, aujourd’hui très fragile d’un point de vue financier. En effet, Michèle Benbunan se voit confier la présidence de Presstalis, en plus de la direction générale qu’elle assure déjà. Elle remplace ainsi Bruno Lesouëf, qui reste toutefois membre du Conseil d’administration de l’entreprise.

Michèle Benbunan, depuis qu’elle a été désignée comme directrice générale, a jusqu’alors mis en place des mesures fortes pour régler les problèmes. Elle a d’abord demandé au Tribunal de Commerce de Paris la nomination d’un mandataire ad hoc, qui tient également le rôle de conciliateur.

Ce dispositif permet d’accompagner l’entreprise dans la résolution de ses difficultés économique et financières. Il ne pourrait pas être mise en place si l’entreprise était en cessation de paiement. Il s’applique à la condition qu’elle soit en mesure de présenter un projet de développement ou un projet stratégique.

Puis Mme Benbunan, sur décision du Conseil d’administration de Presstalis, a décidé de conserver 25% des recettes des éditeurs en décembre et janvier, pour faire face à un besoin de trésorerie. Une mesure de protection de la liquidité, dont la contribution globale s’élèvera à 37,1 millions € au 13 janvier 2018. Un effort demandé aux éditeurs à la mesure de la gravité de la situation.

En effet, un effondrement de Presstalis se traduirait, pour toute la chaine de distribution de la presse, y compris pour nous marchands de presse, par une situation d’insécurité et d’instabilité, ce qui n’est évidemment pas souhaitable.

Nous sommes clairement dans une période où la dimension collective de notre filière prend tout son sens. Je continue de réaffirmer le principe de solidarité entre tous les acteurs du système, sans pour autant renoncer aux acquis de notre réseau et aux attentes fortes des marchands.