L’étude du Ministère de la Culture sur la pub en ligne, une initiative intéressante pour la filière

Prochainement, la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC), du Ministère de la Culture, va lancer une étude sur le transfert de valeur des médias traditionnels vers le secteur numérique. Elle s’intéressera notamment aux nouvelles tendances et solutions publicitaires qui se sont développées ces dernières années sur internet.

Aujourd’hui, nous le savons, le marché publicitaire est désormais dominé par internet, qui devance la télévision et la presse. Mais les revenus de la publicité en ligne sont loin de profiter aux médias traditionnels, en raison du poids des fameux GAFAM (Google, Facebook, Amazone, Apple et Microsoft). Google et les réseaux sociaux comme Facebook pèsent aujourd’hui plus des deux tiers du marché et en captent l’essentiel de la croissance. Les supports traditionnels voient aussi leurs revenus captés par les intermédiaires entre annonceurs et éditeurs.

Chez Culture Presse, nous accueillons cette étude comme une très bonne initiative du Ministère de la Culture. Elle permettra de faire la lumière sur le hold-up des GAFAM sur la publicité, qui affaiblit les éditeurs. Or, l’ensemble de la filière presse dont les commerçants que nous sommes, a besoin d’éditeurs forts, qui puissent bénéficier aussi des revenus de la publicité. Car des éditeurs forts, ce sont plus d’investissement dans la presse, plus de nouveaux produits, plus de lancements… En somme, une meilleure santé économique de la filière qui rejaillirait immanquablement sur ses marchands.

Avec la récente décision du gouvernement, relative à la presse numérique poussée par les opérateurs télécoms, de récupérer une taxe qui échappait au taux d’imposition normal de TVA, ce sont deux actions qui vont dans le bon sens pour la filière et donc pour les marchands de presse.

 

Soazig Le Labourier, membre du Bureau national de Culture Presse et présidente du département du Morbihan