Paroles

Une table ronde réunissait hier des représentants de la filière presse autour du thème de la modernisation. L'occasion de revenir sur quelques déclarations...

"Au niveau des ventes, on constate une différence spectaculaire entre les points de vente qui sont modernisés et ceux qui ne le sont pas. Il ne faut pas nier le problème de la question économique, mais il faut le dépasser car en l'état actuel, tout ce qui peut aider nos ventes est vital", Francis Morel, président du Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN), président-directeur général du groupe Les Echos

"La presse est un marché de l'impulsion et de l'offre, c'est la qualité de l'offre qui fait venir les lecteurs dans les points de vente. Les gros éditeurs continuent à investir dans le réseau de vente, c'est plus délicat pour les moyens et petits éditeurs. La question est donc de trouver comment mutualiser de manière efficiente les investissements dans la force de vente pour ces éditeurs", Hubert Chicou, administrateur du Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM)

"Nous sommes pour rémunérer davantage les points de vente spécialistes de la presse, qui doivent être payés à leur juste valeur, et rémunérer moins les points de vente qui ne proposent qu'une centaine de titres", Jean-Louis Redon, président de la commission ventes et distribution de la Fédération nationale de la presse d'information spécialisée (FNPS)

"Dans notre processus de refonte des barèmes, nous avons proposé que le réassort devienne gratuit pour les éditeurs, car nous voulons les encourager à utiliser ce moyen de développer les ventes. Par ailleurs, nous voulons mettre un coup de projecteur sur la situation des marchands de journaux, et mobiliser l'ensemble des acteurs qui peuvent être intéressés sur la dynamisation et la modernisation du lieu de vente lui-même", Anne-Marie Couderc, présidente du conseil d'administration de Presstalis

"Je pense que le dialogue entre nos professions passe d'abord par le contact humain. Ce que je regrette aujourd'hui, c'est que ce qui manque le plus c'est l'écoute et la présence humaine. Il faut revoir la problématique du dialogue sur le terrain", José Ferreira, président du conseil d'administration des MLP

"Nous sommes aujourd'hui dans une mutation totale, nous ne pouvons pas faire de pause car chaque année nous perdons du chiffre d'affaires et du volume ; nous sommes donc condamnés à aller vite dans les décisions que nous prenons. Notre objectif sera toujours d'avoir un réseau qui fonctionne, qui soit en bonne santé et qui puisse se renouveler", Jean-Pierre Roger , président du Conseil supérieur des messageries de presse