Trois questions à Adélaïde de Clermont Tonnerre, Point de Vue

Jusqu'alors inclus dans le groupe Altice, le magazine Point de Vue a été récemment acquis par Royalement Vôtre Editions, une société fondée et présidée par Adélaïde de Clermont Tonnerre, directrice de la rédaction du titre. La journaliste et romancière a répondu à nos questions.

 

Dans combien de points de vente Point de Vue est-il distribué ?

L'assiette de distribution se situe autour de 20 000 points de vente et cette capillarité est l’une des forces de Point de Vue.  J’en profite pour remercier les marchands de journaux pour l’extraordinaire travail qu’ils accomplissent chaque semaine pour nous partout en France. Nous n’existerions pas sans eux.

 

Le changement de propriétaire annonce-t-il une nouvelle stratégie de diffusion ? Dans quelle direction ?

La diffusion est clé pour nous et nous avons évidemment à cœur de lui apporter une attention toute particulière. Nous travaillons sur plusieurs hypothèses, notamment le développement d’autres produits en plus de l’hebdomadaire. C’est très enthousiasmant. La vente au numéro est le cœur du réacteur. C’est ce qui a permis à Point de Vue de traverser beaucoup mieux que d’autres titres une période difficile pour la presse.  La publicité, bien que très importante à nos yeux, reste faible en comparaison de la vente au numéro. Nous avons un modèle fondé sur l’intérêt et l’affection que nous portent nos lecteurs, quoi de plus gratifiant ?

 

Quelle est la part de la vente au numéro dans le chiffre d'affaires diffusion global ?

La vente au numéro représente 68% de notre chiffre d’affaires, les abonnements 25%, la publicité 6%. La vente au numéro reste donc une priorité pour nous. Nous avons d’ailleurs tenu à soigner notre réactivité. Point de Vue est un magazine d’actualité, qui n’est jamais aussi lu que lorsque nous sommes sur l’événement, en l’enrichissant de notre expertise et de nos analyses. C’est pour cette raison que nous avons, avec l’imprimerie Maury, fait en sorte de raccourcir nos délais de bouclage. Il nous arrive aussi régulièrement de faire des parutions anticipées comme cette année lors de la mort de Johnny Hallyday. Et les lecteurs sont toujours au rendez-vous. Grâce au soutien des diffuseurs. J’aime d’ailleurs beaucoup les rencontrer. Passer au hasard chez un marchand de journaux, le remercier lorsqu’il ou elle nous fait une belle mise en place, lui demander son avis sur telle ou telle couverture, recueillir son expertise : c’est extrêmement précieux. Les diffuseurs sont notre vrai point de contact avec nos lecteurs. Leur retour est fondamental pour nous. 

 

Des dispositifs particuliers sont-ils en préparation à l'attention des points de vente ?

Pour l’instant nous sommes dans une période de transition. Nous changeons d’actionnaires, nous quittons un grand groupe pour prendre notre envol en titre indépendant. Nous nous installons dans nos nouveaux locaux la semaine prochaine. Nous avons évidemment à cœur de reprendre un travail en finesse sur nos points de vente, mais il est trop tôt pour faire des annonces.