Trois questions à Anne Gillet, rédactrice en chef de Femme Actuelle Jeux (Prisma Media)

Le groupe Prisma a lancé hier Femme Actuelle Jeux Régions, nouvelle déclinaison bimestrielle de sa marque de presse ludique. L'occasion d'échanger avec Anne Gillet, rédactrice en chef de Femme Actuelle Jeux, mais aussi de Cuisine Actuelle et de Serengo, sur les particularités de ce marché.

En quoi le marché de la presse jeux est-il spécifique ?

Dans les points de vente, la taille des linéaires jeux est très importante, et regroupe à la fois des titres de presse et des produits d’édition. Du coup, la compétition est féroce, mais nous sommes les premiers acteurs du marché en vente au numéro, et les deuxièmes en diffusion France payée (DFP). La gamme Femme Actuelle Jeux comprend un mensuel (DFP 116 878 exemplaires en 2016, source ACPM), et des déclinaisons bimestrielles : Femme Actuelle Jeux Extra, Femme Actuelle Jeux Voyage, et Femme Actuelle Jeux Régions, lancé hier. Le principe de ces titres est toujours le même : nous allions des jeux à des contenus de culture générale (histoire, géographie, architecture, gastronomie…). C’est aussi un marché sur lequel le support papier reste très puissant, et où le numérique vient en complément et non pas en cannibalisation. C’est un peu la même chose qu’en presse cuisine : ce ne sont pas les mêmes lecteurs qui font les jeux sur papier ou qui jouent sur leur smartphone ou tablette.

Pour Prisma Media, quel poids représente cette famille de presse ?

C’est un segment très important puisqu’il représente 6 millions d’euros de chiffre d’affaires, et il est surtout l’un des plus rentables du groupe. L’activité est tirée par la marque Femme Actuelle, qui a 30 ans derrière elle et qui est puissante, légitime et crédible. Et puis je revendique un savoir-faire dans la conception et la qualité de nos magazines, que ce soit sur la maquette ou les contenus. Avec de magazines travaillés et exigeants, nous ciblons en particulier les femmes, avec un âge moyen de 53 ans. 57 % de nos lectrices vivent dans des villes de moins de 100 000 habitants, ce qui montre que nous sommes très installés sur le territoire français.

Comment expliquez-vous les bonnes performances de vos titres ?

Les relations du groupe Prisma avec les diffuseurs sont excellentes. Nos équipes assurent le suivi de la mise en place de nos magazines, et essayent d’apporter leur aide notamment en matière de gestion du point de vente. Les diffuseurs nous le rendent bien, en mettant remarquablement bien en avant nos titres, ce qui n’est pas évident puisqu’il y a beaucoup de magazines sur cette gamme. Mais ce n’est pas un hasard : si nous sommes leaders sur la vente au numéro, on le doit aux diffuseurs et au travail qu’ils font.