Trois questions à David Achille, directeur de la diffusion de L’Equipe

L’Equipe publie aujourd’hui son traditionnel numéro spécial « Transferts », avec un dispositif exceptionnel : 24 Unes différentes (les 20 clubs de Ligue 1, les 3 premiers clubs de Ligue 2, une Une pour la Nationale). Une opération qui mobilise, selon l’éditeur, 7 imprimeries, 82 dépôts et 22 000 points de vente. L’occasion d’un point avec David Achille, directeur de la diffusion de L’Equipe, pour un entretien à retrouver en intégralité en juin dans votre mensuel Union Presse.

Quel bilan faîtes-vous de l’année 2016 au niveau diffusion ?

Côté ventes au numéro, sur un marché compliqué, notre journal a vu ses chiffres évoluer mieux que les autres. C’est notre cœur de métier, et un lien très fort avec le lecteur qui est particulièrement important pour nous.

Comment expliquez-vous la bonne résistance des ventes de L’Equipe ?

Tout d’abord, au niveau du groupe, nos produits print ont été complètement réinventés sur les deux dernières années, avec une nouvelle formule et un passage au format tabloïd pour L’Equipe, une nouvelle formule du magazine, une refonte de France Football… Cela a permis d’élargir le lectorat, et le rajeunir et le féminiser, avec un vrai impact sur la diffusion. Nos équipes ont pris des risques pour vraiment changer les choses. Ensuite, nous avons lancé des produits en parallèle pour répondre aux attentes des lecteurs, avec une politique de hors-séries sur l’Euro, les Verts, la F1… Positionnés à côté de L’Equipe, ils sont proposés à un prix plus élevé et restent plus longtemps en points de vente, permettant de soutenir la diffusion.

Vous publiez également des Unes régionalisées, comme aujourd’hui…

En effet, nous multiplions ces opérations, comme en décembre dernier avec 21 Unes différentes le même jour. Cela permet de montrer nos capacités de créativité et d’adaptation, et de s’adresser à nos lecteurs comme s’ils étaient uniques. C’est loin d’être neutre en terme d’impact sur les ventes.