Trois questions à Elisabeth Leurquin, éditrice de Marie Claire Idées

Marie Claire Idées sort une nouvelle formule le 20 avril. La diffusion du titre s’est stabilisée l’année dernière à 182 323 exemplaires, dont près de 100 000 exemplaires en vente au numéro. L’occasion d’interroger son éditrice, Elisabeth Leurquin, sur les ambitions du titre. 

Pourquoi lancer cette nouvelle formule ?

A son lancement en 1991, Marie Claire Idées était un titre précurseur. Depuis, il a évolué par petites touches, mais jamais radicalement. Or, aujourd’hui, on voit émerger de nouvelles tendances autour du Do it yourself (DIY, faire soi-même), du bricolage et de la décoration, ou encore de la couture, sans parler des nouveaux usages du numérique. Il était donc important de réaffirmer la légitimité du titre, et la promesse du print. 

Côté diffusion, comment les marchands peuvent-ils soutenir ce lancement ?

Le lancement de cette nouvelle formule s’accompagne d’un changement de prix, à 5,50 euros au lieu de 4,90 euros. La refonte va être soutenue par des dispositifs Insert, des opérations de PLV spécifiques, et nous organisons des visites dans environ 800 points de vente pour compléter s’ils le souhaitent ce dispositif. Idéalement, nous souhaiterions que Marie Claire Idées bénéficie, dans la mesure du possible, d’un double positionnement : à la fois dans la famille des titres de loisirs créatifs, mais aussi dans les magazines féminins de développement personnel, comme Happinez, pour toucher un public plus large.
 
Avec cette nouvelle formule, vous affirmez aussi votre confiance dans le support papier…

Au niveau du groupe Marie Claire, globalement, nos magazines restent leaders sur leurs différents segments en kiosques ; les résultats sont donc là pour nous conforter sur la vitalité du print. Pour Marie Claire Idées, l’important est de se différencier pour avoir un parti pris par rapport à la pléthore d’informations disponibles en ligne. Le fait de lire son magazine est vécu par nos lectrices comme une bulle de bien-être face aux sollicitations qu’elles ont toutes la journée : elles ont besoin d’une pause, et d’avoir du papier entre les mains. Le print a donc tout à fait sa place, tout en jouant sur les complémentarités avec ce qu’elles peuvent trouver dans l’univers numérique.