Trois questions à Laurent Beccaria, directeur du magazine Ebdo

Après XXI et 6Mois, la société Rollin Publications lance ce vendredi Ebdo. C’est la première incursion de cet éditeur sur le réseau presse. Les explications de son président, Laurent Beccaria.

Vous arrivez dans le réseau avec Ebdo. Comment est né ce projet ?
En allant à la rencontre de nos lecteurs toutes les semaines, nous avons senti qu’il existait une attente d’une autre presse d’information, plus proche des lecteurs. Ebdo est l’enfant improbable de XXI et de Version Fémina ! Il mêle ces deux cultures : le reportage et la créativité d’un côté, le sens du grand public et l’accessibilité de l’autre.

Nous voulons faire un journal qui soit lisible par tous, tout en étant original et pertinent. Il y aura dans chaque numéro le choix d’Ebdo (trois ou quatre sujets d’actualité traités à fond), une grande enquête, un long reportage, des portraits, de la science, de la photo, de la BD et un dossier thématique sur un sujet de la vie quotidienne (comme le sel, les loups ou la nuit). Sans oublier les jeux, la cuisine et une histoire pour les enfants ! Ce sera un mélange vraiment nouveau, ancré dans l’information et la vie quotidienne, mais qui n’aura pas le même sommaire que les autres hebdomadaires, ni le même focus sur la politique. 

Le tout pour quel prix ?
3,50 euros, ce qui en fera le moins cher des hebdomadaires, et avec 0 % de pub. Nous avons choisi un petit format, inspiré des journaux de mangas japonais, sur 102 pages… et il n’aura pas de version numérique. Coté messagerie, nous avons choisi de passer par Presstalis, et la direction des ventes de Bayard assure le réglage. 

Quels sont vos objectifs ?
Ce sera un journal pour tous les lecteurs de 15 à 75 ans, avides d’apprendre, qui veulent agir sur leur vie. Il manque à notre avis un journal qui parle à tous et qui s’intéresse à tout, quand toute l’information est éclatée et spécialisée. C’est notre pari. Pour sa sortie le 12 janvier, le premier numéro sera tiré à 200 000 exemplaires. Notre business plan prévoit que notre diffusion au bout de deux ans atteigne 80 000 exemplaires, dont 20 000 en vente au numéro et 60 000 par abonnement. Mais peut-être que cette clé de répartition sera démentie par la réalité !