Trois questions à Véronique Chatel, rédactrice en chef d'Aider

Nouvelle publication de Jean-Paul Arif, éditeur de l'Eléphant, le trimestriel Aider sort en kiosques jeudi 15 juin. L'occasion d'échanger avec sa rédactrice en chef Stéphanie Hauville.

De quelles demandes des lecteurs est né Aider ?

Notre magazine est né du regard croisé de Jean-Paul Arif et moi-même. Lui a observé une hausse du nombre de bénévoles (16 millions en 2016, dont 35 % ont moins de 35 ans, plus d'un million d'associations), signe d'une société de plus en plus généreuse contrairement aux idées reçues. Par mon métier comme mes expériences personnelles, j'ai quant à moi vu l'activité d'aidant, notamment auprès des personnes âgées dépendantes, et la nécessité de considérer et de valoriser ce qui est souvent vu comme un fardeau, du temps perdu parce que pas productif économiquement. Attention, nous ne sommes pas pour autant dans la béatification chrétienne mais bien plus dans une réflexion humaniste.

Le magazine s'adresse-t-il uniquement aux aidants ?

Non, bien au contraire ! Il s'adresse à tous les bénévoles et tous ceux qui sont dans la relation à l'autre et l'aide aux plus fragiles. Je suis partie en reportage avec les maraudes de Médecins Sans Frontières et les bénévoles étaient des jeunes avec des métiers le jour et qui aident la nuit. C'est ce public aussi qui sera notre lectorat.

Comment le lien entre L'Eléphant ou Aider se traduit-il ?

Aider partage avec L'Eléphant le même éditeur, Jean-Paul Arif. Comme cette revue culturelle, nous donnons beaucoup d'importance au travail de création, de maquette et d'illustration pour produire un bel objet papier. Et comme L'Eléphant nous misons beaucoup sur la diffusion en points de vente. En comparaison avec L'Eléphant, notre pagination et notre prix sont un peu moins élevés : 9,90 euros pour 120 pages.