Trois questions à Vincent Dupuis, président de Paris ZigZag

13/01/2021

Le média Paris ZigZag, déjà très présent sur les réseaux sociaux, se lance dans l'aventure print. Comme nous vous l'annoncions en novembre dernier, la page créée il y a plus de dix ans, publie ce jeudi 14 janvier son tout premier magazine. Avec toujours l'objectif de faire découvrir aux curieux les lieux insolites et secrets de la capitale. Vincent Dupuis, président de Paris ZigZag, nous parle de ce trimestriel au format « mook » d’environ 200 pages.

Pourquoi se lancer dans un magazine papier ?

Il s'agissait d'avoir le temps de traiter de nouveaux articles avec une temporalité plus grande, de se poser sur des grands dossiers qu’on a un peu moins le temps de faire sur du web. C’était l’opportunité d'avoir des sujets plus complets, plus garnis, plus denses. Cela suit aussi une logique de développement qui a été initiée avec les ouvrages Paris Zig Zag. On est déjà dans l’édition depuis 2 ans avec quatre livres sur Paris, qui ont très bien fonctionné. Et la dernière marche sur laquelle on voulait aller, c’est le magazine papier peut-être la plus difficile. On rentre dans une nouvelle filière qui est un peu plus compliquée à appréhender. C’est le dernier support sur lequel on souhaitait être et j’ai envie de dire le support le plus important. Le confinement a aussi fait que pour nous ça devenait une évidence. Qu’il fallait se réinventer.

A quoi doit-on s'attendre pour ce nouveau support ?

On retrouve l’univers Paris Zig Zag. Il y aura beaucoup de rédactionnel avec des articles longs et des sujets de fond. Des photos et des illustrations bien sûr, mais notre crédo a toujours été de raconter des histoires, donc ça ne sera pas uniquement un magazine avec de l’image. Comme dans nos livres il y aura beaucoup d’anecdotes et des petites histoires à raconter sur les thématiques qui nous sont chères : de l’historique, des portraits sur des personnages qui ont été influents sur Paris, des balades, des quartiers cachés, des histoires sur des monuments, sur des lieux que l'on a pas l’habitude de connaître. Il y aura par exemple une enquête sur l’impact du Covid sur la vie parisienne, sur les commerces, les bars, les restaurants… et sur les grands travaux comme au Grand Palais ou à Notre-Dame. Et sans publicité pour ce premier numéro. La couverture a changé par rapport à la première version. Elle sera plus représentative de ce qu’on aura à l’intérieur du magazine. Nos lecteurs nous ont poussé à montrer des beaux endroits parisiens.

Qu'avez-vous envie de dire aux marchands qui vont recevoir ce mook ?

Les marchands sont des acteurs de la vie parisienne, ce sont eux qui vont nous diffuser un peu partout dans la capitale. Et nous on parle justement de la vie de quartier, des transformations de Paris. On parlera des endroits où ils travaillent. Donc je pense que ce magazine là pourra les intéresser. Ils vont avoir un nouvel objet qui met en avant le quartier, la ville dans laquelle ils se trouvent aujourd’hui. J’espère qu'ils auront plaisir à mettre en avant. Et puis, on va pouvoir toucher de nouveaux lecteurs, qui ont l’habitude d’acheter auprès de marchands leur magazine. D'ailleurs, 20% du tirage sera distribué en dehors de Paris.