5 questions à Jean-Dominique Siegel et David Groison pour le lancement de We Demain 100% Ado

11/12/2019

Après avoir lancé la revue We Demain en 2012 s’adressant aux 25-50 ans, son co-éditeur Jean-Dominique Siegel, accompagné par les équipes de Bayard Jeunesse et par David Groison, directeur des titres Okapi et Phosphore, lancent We Demain 100% Ado en points de vente. Un trimestriel qui parlera d’écologie, vendu dès ce 18 décembre en linéaires.

Parlez-nous de la genèse du projet de We Demain 100% Ado…

Jean-Dominique Siegel : Un ami m’a fait rencontrer les équipes de Bayard Jeunesse. Un rendez-vous s’est ensuite organisé avec Nathalie Becht, la directrice générale adjointe du groupe et avec David Groisan, qui est directeur, entres autres, des titres Okapi et Phosphore pour discuter de ce projet. Avec mon frère, François Siegel nous avions à cœur, à We Demain d’unir nos expertises avec Bayard Jeunesse pour parler d’écologie et notamment de transition écologique, aux collégiens et aux lycéens. Nous avec un axe porté sur les innovations et le journalisme de solution, eux autour de plusieurs marques qui ont un savoir-faire sur la jeunesse.

David Groison : We Demain est une marque qui se projette dans le monde d’après. Le projet nous tenait aussi à coeur parce qu’en 1992 nous étions déjà à Rio avec les jeunes (dès 1992, un jeune lecteur d’Images Doc a été choisi pour porter les lettres des lecteurs aux dirigeants de la Planète lors de la Conférence de Rio, peut-on lire sur le site officiel). Nous avons donc une certaine proximité avec les publics. Quant à la manière de travailler, nous avons uni la force de nos trois titres, autant sur le graphisme, que sur la fabrication, la maquette et les contenus pour lancer ce titre.

Quel type de contenus allez-vous proposer dans ce trimestriel ?

David Groison : Nous allons expliquer aux jeunes, âgés de 10 à 18 ans « comment sauver la planète », autour de 7 thèmes : « à table », « à l’école », « dans la salle de bain », etc, pour leur proposer des initiatives et des solutions. En fait, un tiers du numéro, d’une centaine de pages, sera consacré à des actions pour les jeunes, d’une part pour valoriser leurs actions et de l’autre, pour proposer du contenu inspirant. Dans ce numéro, qui se présente comme un bel objet avec du beau papier et un dos carré, proche d’un mook d’ailleurs, il y aura aussi un « kit d’activiste » contenant des phrases à lancer à ses parents et divers contenus ludiques et ironiques. Le Journal de bord d’une jeune fille partie en summer camp pour le climat, par exemple, des illustrations, des chiffres ainsi que des bandes dessinées d’Esther pour aborder l’actualité. En revanche, il n’y aura pas de jeux. L’idée est surtout d’en faire un magazine familial, mais sans pour autant qu’il soit donneur de leçons.

Jean-Dominique Siegel : We Demain défend des valeurs exponentielles. On sait aussi que cette génération, représentée par les 15-20 ans, va de plus en plus avoir cette « conscience écologique ». En plus, elle sera sur le marché du travail d’ici 5 ou 10 ans.

Le magazine va-t-il bénéficier d’une mise en avant ou d’un plan de promotion à l’occasion de sa sortie ?

Jean-Dominique Siegel : Pas d’une mises en avant, non. En revanche il va bénéficier d’un écho médiatique important avec une visibilité dans les pages des titres Bayard Jeunesse et dans le Monde avec une 4ème de couverture ainsi qu’au travers d’articles dans le Figaro et via l’AFP.

Pouvez-vous nous rappeler les chiffres de diffusion de We Demain et nous donner le tirage du premier numéro de We Demain 100% Ado ?

Jean-Dominique Siegel : L’assiette de distribution de We Demain est de 6100 points de vente en France et son tirage global est de 47 000 à 48 000 exemplaires et sa mise en place Presstalis, de 25 0000 exemplaires. Nous faisons également 40% de ventes presse. Quant au tirage du premier numéro de We Demain 100% Ado, il sera de 48 000 exemplaires. Et vendu à 6,50 € et pendant trois mois en points de vente.

Avez-vous un message à adresser aux marchands pour la mise en avant de la parution ?

Jean-Dominique Siegel : Qu’ils fassent parler leur conscience écologique et qu’ils expliquent à leur clientèle que le magazine est aussi fait pour les adultes. Qu’ils le placent en presse jeunesse, ado, ou à côté de la revue We Demain dans leurs magasins, par exemple. Nous pensons aussi que « l'effet Riad Sattouf », qui a accepté de dessiner la Une, devrait leur offrir une bonne exposition en magasin. 

David Groison : Nous savons que ce n’est pas facile avec la presse ado. Néanmoins il y a une forte richesse de l’offre en France. Et à ces marchands, nous leurs sommes grés de ces mises en avant. Nous croyons à la force du papier et au réseau presse !