Bruno le Maire et Franck Riester réagissent à la création de France Messagerie

02/07/2020

Suite à l'officialisation hier du changement d'entité pour Presstalis, qui devient donc France Messagerie, le ministères de l’Economie et des Finances et de la Culture ont souhaité réagir via un communiqué. De manière unanime, Bruno le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, et Franck Riester, ministre de la Culture, saluent cette décision.

Pour les deux hommes, « la réforme de la loi Bichet menée l’an dernier a facilité l’accompagnement de la transformation du secteur, avec des outils plus adaptés » dont notamment un nouveau régulateur, l’ARCEP, « doté de pouvoirs d’urgence forts, est pleinement mobilisé sur le sujet ».

Le rôle prépondérant de l'Etat, surtout d'un point de vue financier, est également souligné. « En plus du versement anticipé des 27 M€ de subvention prévus en lois de finances, l’Etat a soutenu la société [...] en accordant à Presstalis une subvention supplémentaire de 17 M€, ainsi qu’un prêt du fonds de développement économique et social (FDES) d’un montant de 35 M€. Le ministère de la Culture a également pris en charge les chèques de qualification dus aux marchands de presse pour un montant de 16,2M€ ».

Suite à l'offre de reprise par la Coopérative des quotidiens (CDQ), « le Gouvernement s’est engagé à participer aux besoins de reprise de la nouvelle structure en contribuant au plan de financement à hauteur de 80 M€ ». Pour les acteurs les plus fragiles, deux aides ont été mises en place. La première concerne les diffuseurs spécialistes et indépendants, et la seconde les éditeurs indépendants de titres d’information politique et générale.

Au total, selon le communiqué, près de 27 M€ seront déboursés pour les aider (19 M€ pour les diffuseurs et 8 M€ pour les éditeurs). « L’ensemble des éditeurs auront par ailleurs accès aux prêts et garanties de l’IFCIC, dont les capacités d’intervention sont renforcées ». A noter que l’ensemble de ces mesures financières sont prévues dans le 3e projet de loi de finances rectificative (PLFR 3), en cours d’examen à l’Assemblée nationale.

Les deux ministres ont également voulu, à travers ce communiqué, faire part de leur engagement pour assurer « la pérennité de la distribution de la presse sur l’ensemble du territoire ». Ils assurent que « les pouvoirs publics continueront à être attentifs aux conséquences sociales de cette restructuration et vigilants sur l’accompagnement dont bénéficieront les salariés qui ne pourront être repris dans la nouvelle structure ».