Encadrer nos loyers pour redonner de l’attractivité à nos commerces

08/10/2018

Vous l’aurez probablement vu et lu, notre dernier numéro d’Union Presse porte sur une proposition vitale pour nos commerces, que j’ai présentée au printemps dernier : un « Pinel » pour les commerces culturels de proximité. Vous l’aurez aussi sûrement vue et lue : ma tribune dans le Journal du Dimanche pour appuyer ma démarche et lancer un appel aux pouvoirs publics afin qu’ils s’en saisissent.

La mesure consisterait en un dispositif d’incitation fiscale permettant de louer aux marchands de presse, mais aussi aux libraires ou aux disquaires, leurs locaux à prix modéré et encadré. Cette proposition s’avère incontournable dans le contexte actuel : les pouvoirs publics s’intéressent de près au centre-ville, qui perd 4 % à 5 %, en moyenne, de ses petits commerces chaque année. Le taux de vacance commerciale ne cesse de grimper : 7,2 % en 2012, 9,5 % en 2015, pour atteindre 11,1 %  en 2017 (hors Ile-de-France) ! Ce sont d’ailleurs les villes moyennes qui souffrent le plus.

Le centre-ville est une cause nationale ; au début de l’été, une proposition de loi instituant un Pacte national pour la revitalisation de quelques 700 centres-villes et centres-bourgs, aujourd'hui délaissés par la population, a été adoptée par le Sénat. Cette proposition a été faite par Martial Bourquin (vous pouvez lire son interview dans Union Presse) et Rémy Pointereau. Elle est complémentaire de la loi ELAN proposée par le gouvernement, mais va beaucoup plus loin. Les politiques semblent bien mobilisés autour de ces enjeux ; je compte sur la puissance publique et sur les députés dans leurs circonscriptions pour s’emparer de ce sujet, et redonner de l’attractivité aux commerces culturels de proximité.