L’Arcep attend un accord sur le plafonnement en 2022

28/01/2022

Mesures de distanciation sociale obligent, l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) présentait hier ses vœux sous une forme un peu particulière, via des vidéos de sa présidente Laure de la Raudière et des membres de son collège.

Parmi eux, Monique Liebert-Champagne s’est exprimée autour des questions liées à la régulation de la distribution de la presse, compétence dont l’Arcep, qui fête ses 25 ans cette année, a hérité récemment, avec la loi de modernisation de 2019. Elle a tout d’abord rappelé les objectifs globaux de la régulation, estimant qu’il s’agissait de « trouver un équilibre entre les intérêts privés, les objectifs généraux fixés par la loi et le développement de la concurrence », et a souligné que l’Arcep souhaitait placer au cœur de sa démarche « l’intérêt du lecteur », mais aussi « le marchand de journaux qui aujourd’hui se plaint de ne pas pouvoir influer sur les titres qu’il reçoit, ou dans des quantités trop importantes ». Et de saluer la conclusion de l’accord interprofessionnel autour de l’assortiment en juillet dernier, sur lequel l’instance a rendu son avis en toute fin d’année dernière.

Prochaine étape ? Le plafonnement, au menu des discussions actuelles entre les acteurs représentatifs de la filière. « En 2022, nous allons espérer de la profession un accord sur les quantités nettement plus important que celui qui a prévalu jusqu’alors », a ainsi prévenu la membre de l’Arcep, soulignant que « la péréquation » serait aussi au menu de l’Autorité pour les mois à venir. 

De son côté, Laure de la Raudière a souligné que, comme les dossiers postaux, la distribution de la presse était « un sujet de régulation majeur pour l’Arcep ». « L’ensemble des membres du collège et moi-même auront à cœur de mener ces chantiers à bien, dans un esprit permanent d’attention à la satisfaction des utilisateurs », a conclu la présidente.