Premières pistes de l'Arcep pour Presstalis

29/11/2019

L'Arcep, le gendarme des télécoms, nouvellement chargé de la régulation de la distribution de la presse, envisage de geler temporairement les demandes de journaux qui voudraient quitter la messagerie en difficulté Presstalis, pour ne pas compromettre le redressement de celle-ci, comme le précise l'AFP. Dans un communiqué publié mardi, l'Arcep a annoncé l'ouverture d'une consultation jusqu'au 6 décembre.

L'Arcep justifie cette mesure extraordinaire, prévue par la législation, par « l'ampleur des préavis de résiliation des éditeurs clients de Presstalis qui devraient arriver prochainement à échéance », un phénomène qui pourrait constituer « une menace d'atteinte grave et immédiate à la continuité de la distribution de la presse » d'information politique et générale.

Dans de telles circonstances, des suspensions jusqu'à 6 mois, et renouvelables une fois, peuvent être décidées par le régulateur. Des départs en série de clients pourraient contrarier le redressement de Presstalis, qui, en quasi-faillite, a dû faire l'objet d'un plan de sauvetage en mars 2018 avec le soutien financier de l'Etat.