Quatre questions à Alain Delavie, directeur des rédactions de Rustica

22/02/2019

Acteur majeur de la presse jardin, l'hebdomadaire Rustica, édité par Cambium Media, qui s'articule aussi autour de  hors-série forts et de déclinaisons comme Rustica Pratique ou Rustica Les Essentiels, présente ses objectifs de l'année. Pour nous, Alain Delavie, directeur des rédactions de ces trois titres,  il y a de nombreux changements à prévoir cette année. 

 

Quels sont les grands objectifs fixés pour les magazines Rustica cette année ?

Le magazine rentre dans sa 91e année. L'objectif phare pour nous est de maintenir notre diffusion, la stabiliser voir de la booster le plus possible. D’où les changements et les évolutions sur les différents titres qui sont des titres de presse importants. Nous voulons rester un acteur fort de la presse jardin avec nos titres. Parmi eux, l’hebdo et ses hors-séries, le trimestriel Rustica Pratique et ses hors-séries. Enfin,  le Rustica Les Essentiels. Rustica, c’est 50 numéros par an. Parmi eux, il y aura 14 numéros spéciaux qui présenteront au minimum un carnet. Ce sont des carnets format A5 de 32 pages, encartés sur le magazine et qui représentent un gros plus produit avec un papier qualitatif. Cela fait en gros, un rendez-vous par mois.

Vous parliez des hors-séries. Doit-on s’attendre à des changements majeurs ?

On les a effectivement repositionnés en fonction des thématiques. Le jardin, la cuisine, les animaux, mais aussi le bien-être et la santé. On parle également du terroir, une rubrique historique de l’hebdo afin d'aller au plus près de nos lecteurs implantés au coeur de la France. Ces hors-série sont donc liés à toutes ces rubriques. Le hors-série "Jardin" par exemple, va sortir plutôt dans les périodes où les gens jardinent, donc au printemps, à l’été et bien sûr à la rentrée. Nous avons également un hors-série sur les zérophyto (NDLR : diminuer l'utilisation des pesticides et promouvoir les démarches naturelles). C’est une année phare pour le monde du jardin et tous les produits chimiques, que nous ne préconisons plus depuis 2000. Nous aidons nos lecteurs à faire un point et à comprendre les changements qui auront lieu à ce sujet. Au total, il y aura huit hors-séries, répartis entre l’hebdo (5) et Rustica Pratique (3). Parmi ces 3, l’Almanach, un gros numéro qui sort en fin d’année. 

Comment cela se passe en terme de vente ?

Nous espérons que cette année sera dans la continuité de la 90e et peut-être meilleure ! Nous désirons vraiment empêcher l'érosion des titres de presse, dûe en partie à la fermeture des points de vente, à la concurrence et à des événements extérieur comme les Gilets Jaunes par exemple, où à la météo. Nous sommes très "météodépendant". Nous avons tout de même une diffusion presse encore importante. Nous voulons  la garder et même la développer. En moyenne, nous sommes aux alentours de 15 000 exemplaire en vente au numéro sur l'hebdo. Cela part de 10 000 exemplaires pour les plus bas à presque 100 000 pour un numéro comme le Spécial Lune, par exemple.

 

Un message pour les marchands ?

Nous voulons vraiment montrer qu'il y a un suivi d’un numéro à l’autre, et tous les numéros sont importants. On a fait un effort pour les points de vente puisque nous avons un numéro dans les bacs chaque semaine. De plus, ils sont tous complémentaires. Nous essayons de ne pas avoir une information redondante afin que l’attractivité auprès des lecteurs soit la plus forte. On ne les lâche pas. Cela va de la première semaine de janvierà la dernière semaine de décembre.
Nous avons également retravaillé la couverture de l’hebdo pour éviter l'accoutumence. Il y a une nouvelle offre éditoriale chaque semaine, avec des accroches différentes. La photo est plus importante, ce qui donne l’impression d’un magazine plus grand. Et puis au printemps, Rustica Pratique aura droit à un relooking de maquette et de couverture pour rendre le titre toujours plus attractif auprès de lecteurs !