Quatre questions à Anne-Gaëlle Huon, lauréate du Prix des lecteurs Culture Presse / Le Livre de Poche

19/03/2021

En association avec le Master de journalisme de CY Paris Cergy Université, La Quotidienne poursuit sa série d’articles sur le Prix des lecteurs Culture Presse / Le Livre de Poche. Aujourd’hui, honneur à la lauréate Anne-Gaëlle Huon, qui a conquis le jury avec ses Demoiselles.

Vous êtes la première à remporter le Prix des lecteurs Culture Presse / Le Livre de Poche. Quel est votre sentiment après cette victoire ?

C’est un très grand honneur ! Je ressens un mélange de fierté, de joie mais aussi de gratitude. C’est un prix des lecteurs, dans lequel il y a une certaine spontanéité, une générosité. J’ai l’impression que ces lecteurs me tendent la main, qu’ils m’encouragent. Il y a dans ce prix une valeur de proximité qui m’est chère, surtout durant cette période si particulière.

Quel regard portez-vous justement sur les marchands de presse, qui incarnent cette proximité ?

J’étais très proche de ma grand-mère étant enfant, et quand j’écris je me replonge dans cette période. Pas pour raconter des histoires d’enfant mais pour m’imprégner de toutes les émotions de ces moments. En l’occurrence, j’allais souvent chez le marchand de presse du village. C’était comme un rendez-vous avec quelqu’un qui nous est familier, qu’on a du plaisir à retrouver. Ce ne sont pas des membres de notre famille, mais ils nous voient grandir. Ils font partie du paysage et de la vie des gens.

Ce prix a aussi associé les marchands et leurs clients de manière inédite…

C’est une jolie idée ! Il y a une forme de passage de relais, cela crée du lien autour d’un livre et c’est ce dont nous avons besoin. C’est très beau d’avoir créé ce prix de cette façon. On sent également que les lecteurs ont été heureux de s’investir dans ce prix. C’est touchant de les voir donner ainsi de leur temps.

Des projets après ce prix ?

J’écris depuis cinq ans et il s’agit de mon premier prix ! Mon nouveau roman, Ce que les étoiles doivent à la nuit, sort le 28 avril. L’histoire tournera autour de l’univers de la cuisine et aura pour décor un restaurant du même pays basque que Les demoiselles. Il y aura des échos entre les deux histoires… ce ne sera pas une suite mais plutôt un spin-off. C’est un hommage aux gens du monde de la cuisine, et j’espère qu’il rencontrera le même succès que Les demoiselles.

Propos recueillis par Pierre Coquet
Crédit photo : 
D-Maitre