Quatre questions à Daniel Riolo, co-fondateur de l'After Foot

04/06/2021

L'After Foot est entré sur le terrain de la presse magazine le 11 mai dernier (12,90 € ; codification : 12553). Pensée comme une déclinaison de l'émission phare de RMC, la revue a pour objectif d'analyser en profondeur le marché du football français et d'en révéler certaines vérités... Avec son franc parler habituel, Daniel Riolo, co-fondateur du magazine, revient avec nous sur cette nouvelle aventure.

L'After Foot est une émission très populaire et bien en place auprès des amateurs du ballon rond. Pourquoi lancer cette déclinaison print ?

Le projet était de ne surtout pas faire l’émission sur papier. L'After Foot, c’est de l’actualité. Nous avons rarement le temps de nous atteler à des sujets plus "magazine", ce que nous ferons dans le print. Nous explorerons les sujets plus en profondeur, en faisant intervenir tous les gens qui participent à l’émission, c'est à dire toute la bande de l'After. Se lancer dans le contexte actuel dans l'entreprenariat, et en plus en presse papier, cela peut sembler risqué, mais j'étais convaincu que nous répondrions à un besoin. Après réflexion, nous nous sommes lancés à fond dans ce pari. Notre communauté d'auditeurs, qui nous suit depuis longtemps, n'a jamais cessé de grandir. Elle peut aujourd'hui nous retrouver sur un autre support. 

Pourquoi le choix du format mook ?

On ne peut pas mener de front une émission, un mensuel et faire les choses sérieusement. En revanche, c'est possible avec un trimestriel, qui sera un bon complément au rythme de l'émission radio. Et le format du mook me plaisait. Côté fond, je savais que nous aurions des sujets et sur quoi écrire. Je voulais aussi que l'objet soit beau, et que la qualité de la forme aille avec la qualité éditoriale.

La marque After Foot est-elle l'argument numéro 1 pour se démarquer ?

Honnêtement, nous n'avons jamais pensé à comment nous allions nous démarquer. On a principalement pensé à comment être nous-même et comment être L'After en mook. Il n’existe pas de trimestriel de football. So Foot semble être le cousin le plus proche, mais en mensuel et plus ancré dans l'actualité. Notre singularité, c’est l’opinion, avec le point de vue assumé de nos rédacteurs, sans leur demander d'être objectifs. Je pense que nous continuerons dans cette voie à l'avenir, puisque c'est ce qu'on fait dans l’émission depuis 15 ans, et le public nous suit. 

Difficile d'alterner entre radio et presse magazine ?

Cela fait longtemps que j’écris, puisque j’ai publié une quinzaine de livres. J’adore raconter, j’adore écrire et parler de choses qui me passionnent. En revanche, nous avons découvert toute la complexité du processus de fabrication, avec la direction artistique, les maquettes, l'iconographie, le calibrage des articles, la relecture... Tout cela est plutôt excitant. Et sur le fond, autant il y a 10 ans beaucoup rechignaient à nous parler, autant aujourd'hui, c'est tout le contraire ! Les portes ne sont plus fermées comme elles ont pu l'être. Au début, il y a même des gens qui cherchaient à nous faire taire. Mais c’est fini tout ça (rires) !