Quatre questions à Stéphane Pallez, présidente-directrice générale de FDJ

12/11/2019

La privatisation de FDJ était officiellement annoncée la semaine dernière. Stéphane Pallez, présidente-directrice générale de l'entreprise, nous en explique les grands enjeux.

Pouvez-vous nous préciser les grands contours de la privatisation de FDJ, lancée la semaine dernière ?

La privatisation de La Française des Jeux a débuté jeudi dernier. L’Etat va céder jusqu’à 52 % du capital de FDJ et conservera une participation d’environ 20 %. L’opération comprend un placement destiné aux investisseurs et une offre destinée au grand public ainsi qu’aux détaillants dont, bien entendu, les marchands de presse. Cette offre est ouverte jusqu’au 19 novembre. Nous espérons que les marchands de presse seront nombreux à participer à cette opération, comme le grand public. Être détaillant et actionnaire de FDJ, c’est désormais possible !

Quelles mesures d’incitation à l’actionnariat sont prévues pour les détaillants, dont les marchands de presse ?

Je me réjouis que notre réseau de distribution soit associé à cet évènement majeur dans la vie de l’entreprise et ce, à des conditions préférentielles. Nos détaillants vont bénéficier, comme les particuliers, d’une décote de 2 % par rapport au prix payé par les investisseurs institutionnels (soit un prix compris entre 16,17 euros et 19,50 euros par action), ainsi que d’une action gratuite pour dix actions achetées, si les actions sont conservées pendant une durée de dix-huit mois. Mais ce n’est pas tout : au sein de la tranche destinée aux particuliers, une allocation prioritaire leur sera réservée, dans la limite d’un montant d’achat de 7 500 euros. Enfin, les détaillants qui deviendront actionnaires pourront bénéficier du partage des fruits de la croissance de l’entreprise, grâce à une politique de dividende attractive, dont l’objectif est de distribuer 80 % du résultat net dès 2020.

Pouvez-vous nous rappeler l’importance du réseau des marchands de presse pour FDJ ?

Notre réseau de distribution physique est essentiel pour FDJ. Il représente 95 % des mises collectées par l’entreprise et permet une réelle proximité avec nos 25 millions de joueurs. Avec 30 000 points de vente, le réseau FDJ est le premier réseau de distribution en France et les marchands de presse en sont l’une des composantes essentielles, puisque près de 50 % de nos points de vente ont une activité presse.  Nous travaillons depuis toujours en étroite collaboration avec Culture Presse avec le souci de faire de nos deux activités - loterie et paris sportifs - de vrais relais de croissance pour le commerce de proximité. Parallèlement, nous contribuons à la transformation des points de vente par le renouvellement des équipements, le développement d’outils digitaux, ainsi que par l’innovation continue de nos jeux et services qui contribue à développer la fréquentation de ces commerces.

Globalement, quel est votre état d’esprit au moment où cette nouvelle phase s’ouvre pour FDJ ?

Le 21 novembre devrait être le premier jour de cotation de FDJ à la Bourse de Paris. Il s’agit d’une évolution historique de l’entreprise que je suis fière et heureuse de conduire. Une évolution qui sera aussi, je l’espère, accompagnée par nos détaillants grâce à l’offre qui leur est faite d’acquérir des actions à des conditions préférentielles. FDJ représente un type d’investissement recherché par sa croissance régulière, son cadre régulé et son monopole désormais fixé à 25 ans. Il s’agit d’une entreprise qui conjugue éthique et stratégie ambitieuse.