RSF publie son classement de la liberté de la presse 2019

06/05/2019

La liberté de la presse dans le monde fait chaque année l'objet d'études mais aussi et surtout d'un classement. Publiés par Reporters Sans Frontières (RSF), les résultats complets de cette année 2019 confirment la domination de l'Europe du Nord. La Norvège est en tête, suivie de la Finlande et de la Suède. La France, quant à elle, est 32eme.

« L’édition 2019 montre que la haine des journalistes a dégénéré en violence, laquelle est facteur d’une montée de la peur. Le nombre de pays considérés comme sûrs, où les journalistes peuvent exercer leur métier en toute sécurité, continue de se réduire, tandis que les régimes autoritaires renforcent leur emprise sur les médias », détaille RSF sur son site web.

La Norvège conserve pour la troisième année consécutive sa place de premier, tandis que la Finlande (+2) retrouve sa deuxième position. La recrudescence du cyberharcèlement a fait perdre une place à la Suède (3e). La France est 32eme de ce classement. « La France est un pays dans lequel il y a une haine montante du journalisme, des passages à l'acte de plus en plus graves. C'est un pays où il y a plus de conflits d'intérêts qu'ailleurs, moins d'indépendance éditoriale », explique Christophe Deloire, secrétaire général, sur Europe 1.

Du côté des mals classés, le Vietnam (176e), talonné par la Chine (177e, -1), perd aussi une place. Dans la Corne de l’Afrique, l’Erythrée (178e, +1), boucle la marche avec le Turkménistan (180e, - 2), désormais dernier, à la place de la Corée du Nord (179e, +1).

Pour calculer ce degré de liberté, RSF a adressé un questionnaire à des professionnels des médias (journalistes, juristes, chercheurs…) dans 180 pays. Les réponses de ces experts, associées au relevé des violences commises à l’encontre des journalistes sur l’année civile écoulée, permettent d’établir un score. Un questionnaire axé aurtour de six thématiques : le pluralisme, l’indépendance des médias, l’environnement et l’autocensure, le cadre légal, la transparence et la qualité des infrastructures soutenant la production de l’information.