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Trois lectures à glisser dans sa bibliothèque

Un peu de lecture

Le printemps nous réserve encore une fois de grands crus. Quelques jours après la transition entre la fin de l'hiver et les grandes chaleurs de l'été, les amoureux des mots, des histoires et de la littérature se réjouissent avec le retour tant attendu de Mélissa Da Costa au Livre de Poche, le huitième roman de Laurent Sagalovitsch et une série d’entretiens entre Valentine Goby et Fabrice Lardreau. Suivez le guide.

Les femmes du bout du monde, Mélissa Da Costa (Le Livre de Poche)

Révélée en 2018 par son tout premier roman, Tout le bleu du ciel (Albin Michel), Mélissa Da Costa, propose Les femmes du bout du monde, non plus en grand format mais en format poche chez Le Livre de Poche le 27 mars prochain. Avec ses 1,1 million d’ouvrages vendus en 2023, l’autrice la plus lue en France, emporte les lecteurs et lectrices dans un périple inoubliable à travers des paysages idylliques, aux côtés de personnages inspirants. Le roman suit trois femmes hantées par le passé mais bercées par les vents et les légendes maories de la Nouvelle-Zélande. 

À la pointe sud de la Nouvelle-Zélande, dans la région isolée des Catlins, au cœur d’une nature sauvage, vivent Autumn et sa fille Milly. Sur ce dernier bastion de terre avant l’océan Austral et le pôle Sud, elles gèrent le camping Mutunga o te ao, "le bout du monde" en maori. Autumn et Milly forment un duo inséparable, jusqu’au jour où débarque Flore, une jeune Parisienne en quête de rédemption... Hantées par le passé, mais bercées par les vents et les légendes maories, ces trois femmes apprendront à se connaître, se pardonner et s’aimer.

Le dernier été de Gustav Mahler, Laurent Sagalovitsch (Le Cherche Midi)

L’ancien critique littéraire pour Libération et les Inrockuptibles Laurent Sagalovitsch, s’apprête à revenir sur le devant des linéaires. Après Dade City (Actes Sud, 1996), Canne de Virginia (Actes Sud, 1998), Le Temps des orphelins (Buchet/Chastel, 2019), l’auteur qui anime depuis 2011 un blog sur Slate, intitulé "You will never hate alone", peaufine son style dans Le dernier été de Gustav Mahler (Le Cherche Midi).  

A partir du 28 mars, l’auteur fait vivre une immersion dans l’intimité tourmentée du couple autrichien Alma Mahler, musicienne et le compositeur Gustav Mahler. 

Quelle peut bien être la raison de l’effarement de Gustav Mahler quand Alma, son épouse, l’aperçoit, une lettre à la main ? Rien de moins qu’un acte manqué qui la foudroie : la lettre est de son amant, l’architecte Walter Gropius, qui s’est trompé de destinataire en l’envoyant à Gustav lui-même. Le compositeur, dont le tempérament sombre, excessif, n’a d’égal que son génie, reçoit cette nouvelle comme un cataclysme.
 
Que peut faire Alma à présent ? Renoncer à cet adultère qui la fait revivre ou bien abandonner son époux qui, sans elle et leur fille Gucki, risque de se tuer ? Elle a déjà accepté tant de sacrifices, à commencer par celui de la musique, pour ne pas faire d’ombre à Gustav ! Elle dépérit dans cette station des montagnes italiennes coupée du monde, où flotte le deuil de leur aînée Putzi et où son mari la délaisse pour son œuvre. Pour l’aider à trancher, Gustav, malgré sa douleur, prend une décision : que Walter vienne chez eux, et qu’Alma choisisse.

Devenir Montagne, Valentine Goby (Arthaud)

L’univers créatif de Valentine Goby s’ouvre aux Editions Arthaud. Dès le 10 avril, l’autrice et marcheuse, qui a longtemps travaillé dans des associations humanitaires auprès des enfants des rues, retrace son parcours de femme dans Devenir montagne.

La série d’entretiens mis en place par Fabrice Lardreau offre une plongée intime dans la vie de la multirécompensée dont le Prix des libraires 2014 et le Prix coup de cœur des lecteurs au Salon du livre d’histoire de Blois. Née à Grasse dans une famille de parfumeurs, entre mer et montagne, Valentine Goby a choisi de se tourner du côté du relief, où elle a trouvé sa place.

Au fil des entretiens, elle évoque ses souvenirs d’enfance dans les Alpes-de-Haute-Provence, ses voyages, ses nombreuses marches dans les Alpes et les Pyrénées, mais aussi sa tristesse quant aux blessures que l’activité humaine inflige à la montagne. Synonyme de silence et de solitude, la randonnée est un pas vers l’émancipation. Son travail d’autrice a rejoint son itinéraire de randonneuse avec l’écriture de L’Île haute, situé en Haute-Savoie.