Non, la presse n’est pas un goodies !

Je me réjouis que le Ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, ait annoncé que les opérateurs télécoms ne pourront désormais plus appliquer la TVA réduite de la presse qu’aux sommes qu’ils acquittent effectivement aux éditeurs. En effet, j’avais réagi, appuyé par Alain Kouck, président d’Editis, et Dag Inge Rasmussen, PDG de Lagardère Retail Corporate ; et je m’étais mobilisé directement auprès du Ministère du budget, face à l’amplification du phénomène chez les opérateurs télécoms.

J’avais dénoncé, également aux côtés d’autres acteurs de la filière presse comme le SPIIL, ces pratiques qui dévalorisent la presse, et qui la présentent comme un complément gratuit à une offre commerciale qui n’a rien à voir. Et qui opèrent, du même coup, un tour de passe-passe qui permet d’utiliser la TVA super-réduite appliquée à la presse, en intégrant l’offre presse directement dans le forfait de téléphonie.

Le ministre a justement indiqué vouloir éviter que "l’esprit de la loi soit détourné à des fins d’optimisation, pour préserver les recettes fiscales de l’Etat, éviter les distorsions de concurrence et protéger la presse".

La règle présentée par le Ministre sera instaurée au projet de loi de finances 2018, présenté le 27 septembre prochain, pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2018. Je suis satisfait de voir que notre action ait pu contribuer à déclencher les choses en ce sens.