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Camille de Peretti, lauréate du prix Maison de la presse 2024

Camille de Peretti

Le 55e prix Maison de la Presse 2024 est attribué à Camille de Peretti pour son roman L’Inconnue du portrait, paru en janvier aux éditions Calmann-Lévy. La récompense a été remise le 14 mai à la Maison de la Recherche, dans le 7e arrondissement de Paris. 

Dans son neuvième roman, l'écrivaine remonte le fil du Portrait d’une dame de Gustav Klimt. Peint à Vienne en 1910, le tableau du peintre autrichien est acheté par un collectionneur anonyme en 1916, retouché par le maître un an plus tard, puis volé en 1997, avant de réapparaître en 2019 dans les jardins d’un musée d’art moderne en Italie. Aucun expert en art, aucun conservateur de musée, aucun enquêteur de police ne sait qui était la jeune femme représentée sur le tableau, ni quels mystères entourent l’histoire mouvementée de son portrait. Des rues de Vienne en 1900 au Texas des années 1980, du Manhattan de la Grande Dépression à l’Italie contemporaine, les 350 pages aboutissent sur la destinée de cette jeune femme, ainsi que celles de ses descendants. 

Avec cet ouvrage, Camille de Peretti raconte une « histoire follement romanesque dans laquelle se croisent trois destinées », a déclaré la Maison de la presse de Thuir (Pyrénées-Orientales). 

« Quand mon téléphone a sonné et qu’on m’a annoncé la nouvelle, ma poitrine s’est électrifiée de joie. Je n’étais plus raisonnable, je sautais et je dansais dans mon salon, à la fois surprise et soulagée, et pleine de gratitude pour celles et ceux qui avaient décidé que mon Inconnue méritait d’être connue. Du fond du cœur, merci pour elle et merci pour moi », a déclaré la lauréate, citée dans un communiqué.

Passionnée de peinture et de littérature, Camille de Peretti commence sa carrière en 2005 avec son premier roman Thornytorinx (Belfond, prix du premier roman de Chambéry). Depuis ses débuts, elle enrichit son œuvre avec Blonde à forte poitrine (Kero, 2016), Le sang des Mirabelles (Calmann-Lévy, 2019). 

En concurrence avec cinq autre titres, le roman L'Inconnue du portrait a été distingué par un jury présidé par l’auteure Agnès-Martin Lugand et composé d’une trentaine de personnes - en grande majorité de libraires propriétaires d’un commerce sous enseigne Maison de la Presse – mais également des professionnels de la distribution de la presse et du monde du livre. 

L’an dernier, le Prix Maison de la Presse, alors présidé par la romancière Tatiana de Rosnay, avait consacré L’heure des femmes (JC Lattès, 2023) de l’ancienne rédactrice en chef de Elle.fr et journaliste Adèle Bréau. 

Une rude concurrence 

Sous la présidence d'Agnès-Martin Lugand, le comité de lecture du Prix Maison de la Presse a fait connaître une première sélection de douze ouvrages parmi une cinquantaine d’ouvrages qui avait été dévoilée début mars, suivie de l’annonce des six finalistes dont les ouvrages sont proposés à la lecture aux membres du jury en avril. Ce dernier s’est réuni au début du mois de mai pour délibérer.

Cette année, la dernière phase de sélection a placé Bien-Aimée d'Aurélie Tramier (Hachette Romans), La vie n'est pas un roman de Susan Cooper de Stéphane Carlier (Le Cherche-Midi), Le roi du silence de Claire Favan (HarperCollins), L'Inconnue du portrait de Camille de Peretti (Calmann-Levy), Les enfants perdus de Brocéliande de Yann Le Gal (Istya Cie) et La dernière allumette de Marie Vareille (Charleston). 

Récompensant un roman de langue française destiné à un large public de façon à devenir la lecture de l’été par excellence et mis en avant dans le réseau des 600 « Maison de la presse », le prix a déjà distingué depuis sa création en 1970 des auteurs comme Agnès Ledig, Valérie Perrin, Michel Bussi, Olivier Norek ou encore Sophie De Baere.